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Les poudres : La poudre noire ou poudre à canon est un mélange déflagrant de salpêtre (du latin salpetrae - sel de pierre), de soufre, de charbon de bois. Les poudres employées dans les armes à feu de conception contemporaine emploient le plus souvent la poudre pyroxylée, dite poudre sans fumée (mise au point en 1884), qui n'est pas de la poudre noire. Vraisemblablement, la poudre apparaît en Chine au Xe siècle. Ainsi, en trouve-t-on les traces chez les Chinois qui, d'après l'Allemand Von Bomocki, utilisaient des flèches incendiaires propulsées par un mélange semblable à la poudre à canon au XIe siècle. La combustion d'un mélange incendiaire de ce type est accélèrée par le confinement, au point qu'elle devient une déflagration et produit un volume important de gaz. La poudre noire arrive en Europe au milieu du XIIIe siècle par l'intermédiaire des Arabes. Le premier à décrire sa composition fut frère Roger Bacon, moine franciscain d'Ilchester dans le Somerset, dont les écrits remontent au milieu du XIIIe siècle. L'ouvrage De Secretis Operibus Artis et Naturæ et de Nullitate magiæ du frère Bacon exprime en 1257 la formule sous forme d'anagrammes, probablement pour s'épargner une enquête de l'Inquisition. Mais Albert Le Grand, plus connu sous le nom de saint Albert, en revendique la paternité dans De mirabilibi mondi (Les merveilles du monde). Les premières armes à feu utilisables apparaissent environ 50 ans plus tard. La première certitude de leur existence se trouve dans un manuscrit anglais de 1326 intitulé De Notabilitatibus, Sapientia, et Prudentiam Regum, , rédigé par Walter de Milemete, chapelain du roi Édouard II d'Angleterre, à l'intention et pour l'éducation du futur roi Édouard III. Au XIVe siècle et XVe siècle, la composition était (en masses) : 6 parties de salpêtre pour une partie de soufre et une partie de charbon de bois. Mais ultérieurement, on trouve des compositions variables selon les usages. Par exemple : - 30 % de charbon, 30 % de soufre, 40 % de salpêtre pour la poudre de mine (lente), - ou 12 % de charbon, 10 % de soufre, 78 % de salpêtre pour la poudre de chasse, - ou 12,5 % de charbon, 12,5 % de soufre, 75 % de salpêtre pour la poudre dite de guerre. Dans les pièces d'artifices, on trouve plutôt la composition (15 %, 10 %, 75 %). Cette poudre est un mélange de deux éléments très combustibles (le soufre et le charbon), avec un corps très oxydant : le salpêtre. La qualité de la poudre est due en grande partie au charbon utilisé. Il provient du bois d'arbres tels que le peuplier, l'aulne ou le tilleul et, par distillation à 3 500°C, on obtient du charbon noir (poudre de guerre), tandis que la distillation à 300°C donne du charbon roux (poudre de chasse). Parmi les avantages de la poudre noire, notons qu'elle est peu onéreuse, stable et qu'une faible quantité d'énergie en provoque la combustion. Ainsi, peut-on l'enflammer à l'aide d'une flamme, d'un impact, d'une friction, d'une étincelle, ou même d'un laser. Il en résulte que sa manipulation est dangereuse. Elle produit : d'abondants résidus solides, surtout composés de calamine, qui encrassent les armes. C'est l'une des raisons pour lesquelles une arme à feu ancienne présente un fort calibre qui augmente la tolérance donc réduit la fréquence des nettoyages nécessaires. de la fumée, gênant la visée lors des tirs répétés si le vent ne la chasse pas.
Qu’est-ce qu’une cartouche ?
Comme sur l'image ci-dessus, les cartouches actuelles, peu importe le type ou la forme, se composent toujours d'une douille (aussi appelée "étui"), d'une balle (ou "ogive"), d'une dose de poudre et d'une amorce. Ces composants sont variables et donnent les caractéristiques de chaque munitions, selon leurs formes et leurs compositions. Les amorces : Il existe deux principaux systèmes d'amorces utilisés actuellement : Le système Boxer, le système Berdan (percussion centrale), ainsi que la percussion annulaire (.22lr par exemple). On reconnaît facilement les douilles prévues pour être équipées de Berdan par les deux évents qui se trouvent au fond du logement d'amorce.
La substance explosive utilisée est du fulminate de mercure (Hg(ONC). Découvert en 1800, suite à la réaction du nitrate de mercure sur de l’alcool éthylique provoquée par M. Howard. Ce mélange est bien entendu sensible aux chocs. La frappe du percuteur sur l'amorce provoque l'ignition du fulminate de mercure, qui générera une flamme qui se communiquera ensuite à la poudre en passant par la lumière (évent). Les douilles : Les douilles sont généralement composées d'un étui en laiton. Leur principe reste toujours le même, si ce n'est la forme du culot et du collet qui variera selon les calibres et le type de munition. Voici ci-dessous un aperçu des sortes de culots que l'on trouve actuellement :
1) Culot 2) Lumière 3) Poudre 4) Douille (étui) 5) Balle (ogive)
Les ogives : A venir!
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