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Voici un texte que j'ai décidé d'écrire sur le vif, suite à la réception d'un e-mail peu flatteur, dont je ne citerai ni l'auteur ni le contenu. Les incessantes attaques que nous, tireurs, collectionneurs et amateurs d'armes subissons ne nous rendent pas la vie plus difficile, ou du moins pour l'instant. Cependant, les arguments qui ressortent, nauséabonds, inutiles et majoritairement infondés, issus de la volonté journalistique d'enflammer les passions et aidée en ce sens par des partis politiques fermement décidés à attirer un maximum d'électorat… deviennent difficiles à ignorer. Il devient pénible d'être ce que nous sommes : " Des amateurs d'armes ", considérés par les bien-pensants et autres partis de la gauche comme des pestiférés, des sortes de non-citoyens dont il faudrait se débarrasser au plus vite sans avoir à respecter ni droits, ni avis. Pour mériter un tel traitement, que faut il avoir fait? D'autant que ce sont les autorités qui nous donnent à chaque instant une confiance que l'on peut considérer comme méritée et qui nous permet de détenir le fruit de notre passion, sans qu'il n'y ait jamais le moindre problème ni de risques potentiels supplémentaires. Malheureusement, le groupe de personnes dont nous faisons partie reste une " cible " facile pour enrichir des programmes électoraux dont le contenu reste mince, tout en bouleversant l'opinion publique. Est-ce pour autant que je me dois d'avoir honte ? Je garde l'intime conviction que non.
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Chaque jour, dans notre pays, des hommes, des femmes, des enfants ainsi que des personnes âgées, subissent et meurent de choses qui ne devraient plus exister au jour d'aujourd'hui, comme la faim, la misère, ou la solitude. Le manque de place de travail, la détresse de certains jeunes ou les difficultés qu'éprouvent certaines entreprises sont certainement des combats bien plus urgents et beaux à mener que celui, bien plus simple, qui consiste à m'empêcher de me rendre au stand de tir afin de pratiquer mon sport et d'entretenir ma passion. J'accepterai d'être le fléau de cette société uniquement lorsque je serai le dernier de ceux-ci, et que je n'aurai plus à avoir à croiser les regards démunis de certains autres citoyens de ce pays. Ma définition de la démocratie n'est pas le respect de la majorité, mais plutôt la protection des plus faibles et des plus démunis. Dommage qu'il n'en soit pas ainsi…
Michael Habegger, le 28 mai 2006
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